Chevalrex
À la fois mage et voltigeur. Le chanteur français Chevalrex (38 ans) vient de sortir Providence, son quatrième album. Un enchaînement de vagues pop, douces et amères, sorties du chaudron de ce sorcier de la pop synthétique. Auteur-compositeur-interprète, Chevalrex est un mélodiste au large spectre musical. Sa voix est suave. Il y a du Mathieu Boogaerts, du Albin de la Simone et du Christophe dans son timbre. 
Originaire de la Drôme, Chevalrex (de son nom de naissance Rémy Poncet) concocte tout lui-même : paroles, musique, production. Il livre des textes marquants, intensément poétiques. « Je n’ai jamais eu envie d’écrire de façon trop narrative, explique Rémy Poncet. Je crois davantage à la force du collage, qui correspond plus à ce qu’est
la vie . » 
Chevalrex

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CHEVALREX – La tombe de Jim (Official Video)
Chevalrex
Chevalrex manie les mots comme avec un pinceau chargé de couleurs. Ses chansons existentielles juxtaposent, en fondu enchainé, les paysages de toutes latitudes : ceux de l’île de La Désirade (Guadeloupe), ceux de son enfance… « […] la pluie de sirocco venue d’un pays froid / l’horizon ce décor facile en apparence / se mélange à nos corps comme la Providence […] »). Dans notre interview (ci-dessous), il dévoile quelques pans de sa vie et de son nouvel album.

 

Photo Ph. Lebruman

Chevalrex – Interview express

Tu es né(e) où et quand ? Quel âge as-tu ?

Je suis né à Valence dans la Drôme en mai 1982. Le calcul est simple.

Où rêverais-tu de vivre ?

Je suis très bien à Montreuil depuis quelques années mais pas impossible que j’aille vivre un temps à Moscou dans les années qui viennent. Ça me plairait beaucoup.

Quel est le voyage que tu as le plus adoré ?

Il y a beaucoup de voyages que j’ai fait et apprécié mais je pense à la Guadeloupe où je suis allé 3 fois entre 2019 et début 2020 et où je me suis senti vraiment bien. La pochette de l’album a d’ailleurs été prise là-bas, sur l’île de la Désirade.

Quel est le concert que tu as vu et que tu as le plus kiffé ?

Je pense à un concert de Adam Green au Ciel à Grenoble vers 2010. C’était un dimanche soir tranquille et c’est assez vite devenu la folie. Super groupe, Adam Green était génial…

A quel moment tu as voulu être artiste ?

Bien que je ne me sois jamais réellement formulé les choses aussi clairement, ça a dû se dessiner très tôt dans mon esprit, à l’adolescence probablement. Je n’ai en tout cas jamais entrepris autre chose.

De quel artiste tu es fan ?

Dans une sorte de jardin-panthéon-personnel se baladent Jonathan Richman, Erik Satie, Jeanne Moreau, Ivor Cutler, Damon Albarn, Tsegue-Maryam Guebrou, Joe Meek, Franck Ocean, Moe Tucker, Moondog, Martha Reeves, Nina Simone et Jean-Pierre Bacri.

Tu peux décrire ton nouvel album en trois mots ?

Providence bien sûr.

Où as-tu créé la plupart de cet album ?

J’ai écrit les chansons en grande partie chez moi à Montreuil mais j’ai aussi pas mal travaillé sur mes textes au cours de mes séjours en Guadeloupe. On a sinon enregistré avec les musiciens aux anciens studios Vogue à Villetaneuse et mixé l’album au studio des Variétés à Paris où j’ai été en résidence pendant un an. Le disque s’est donc construit par petits bouts à plusieurs endroits différents.

Combien de temps a pris le processus créatif ?

Un an et demi d’écriture/enregistrement/mixage.

Quelles sont les rencontres les plus importantes que tu as faites ?

Ma femme.

Tu ne serais pas là si…

mes parents n’avaient pas eu la riche idée de tomber amoureux un jour.

Deezer

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