Jay Kay - Jamiroquai

Jamiroquai, le groupe pop-funk culte, brille dans ce concert proposé par Arte. Un bonheur.

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Jay Kay - Jamiroquai
Jay Kay

Venez redécouvrir Jamiroquai, le groupe anglais pop-funk mythique des années 1990, à l’occasion d’un concert brillantissime filmé à Paris en novembre 2017 par ARTE Concert. Dépêchez-vous ! La vidéo, en haute définition, vous attend sur Youtube et sur Arte.tv jusqu’au 27 juin 2020.

Jamiroquai à l’AccorHotels Arena – ARTE Concert 

Vous avez juste besoin d’un clavier, d’une guitare et d’une petite boîte à rythmes. Si vous pouvez marteler des chansons qui sonnent bien, juste avec ces trois choses et une voix, vous êtes en route (Jay Kay)

Sur scène, on retrouve Jason « Jay » Kay, le chanteur-leader sautillant du groupe, entouré de sa bande de joyeux drilles. Onze musiciens en tout. Enregistré dans l’acoustique renversante d’un espace colossal, à l’AccorHotels Arena, haut lieu francilien du spectacle bourré à craquer de ses 20 000 spectateurs. 

Jay Kay - Jamiroquai
Jay Kay – Jamiroquai

Un groove éblouissant

Malgré ses 25 ans de carrière, Jamiroquai se donne toujours à plein, libérant en live un groove éblouissant. Quelle richesse ! Dix-huit morceaux joués sans presqu’aucune interruption, sur le modèle d’une longue improvisation jazz chatoyante, pour une heure et demie de show. 

Le groupe a su rendre justice à chacun de leurs huit albums studios dans une programmation très équilibrée. Personne n’est déçu. Autant de hits indémodables — Cosmic Girl, Runaway, Love Foolosophy — que de titres récents — Shake It On, Automaton et Carla, issus de leur dernier album Automaton sorti en mars 2017. 

La modernité précise des réarrangements synthpop suscite l’admiration

Les arrangements ont évolué. La section de cuivres a disparu, remplacée par des synthétiseurs numériques. L’authenticité acid-jazz, couleur musicale emblématique de leurs débuts, laisse place à des nappes électro très « élastiques ». Parfois discrète, parfois tonitruante, la modernité précise de ces réarrangements synthpop suscite l’admiration. L’effet numérique et le son analogique travaillent à égalité, pour s’ordonner ensemble côte à côte. Un délicat  mariage plutôt technique, qui rappelle avec goût l’intelligence ludique de l’album Random Access Memories des Daft Punk. 

En engageant notamment le jeune multi-instrumentiste Nathan Williams, Jamiroquai retrouve avec ce concert un souffle plus contemporain. Jay Kay n’est plus aussi souple et allègre qu’à ses débuts ; il charrie désormais une énergie forcie, très ramassée. Son éternelle coiffe à plumes d’indien s’en est trouvée comme métallisée ! Il s’affuble ici pour la première fois d’un casque futuriste, compact et reptilien, hérissé de pales amovibles et d’incrustations lumineuses. Jay Kay relance le mythe.

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